Lunette ou telescope ?
La lunette capte la lumière de l'objet observé à l'aide d'un objectif situé à l'avant du tube optique et constitué de plusieurs lentilles qui concentrent la lumière en un point appelé "foyer". L'image est ensuite grossie par un oculaire.
L'objectif du télescope (réfracteur) de type Newton utilise un miroir concave comme principal élément d'optique. La lumière ne traverse pas de lentilles mais est réfléchie par un système de miroirs.
Le télescope catadioptrique combine à la fois miroirs et lame ou ménisque pour former l'image. Il est très apprécié des amateurs confirmés car il permet de conserver un tube peu encombrant, même dans les grands diamètre.
Diamètre de l´objectif | Lune | Mercure | Vénus | Mars | Jupiter | Saturne | Comète | Nébuleuse | Grossissement utile |
Objectif de 60 mm Pouvoir séparateur: 2" |
--- | --- | de 35 à 72x | ||||||
Objectif de 70 mm Pouvoir séparateur: 1,7" |
de 28 à 84x | ||||||||
Objectif de 114 mm Pouvoir séparateur: 1" |
de 40 à 153x | ||||||||
Objectif de 150 mm Pouvoir séparateur: 0,8" |
de 60 à 230x |
Très bon | Bon | Moyen | --- pas adapté |
Le diamètre
Plus le diamètre de l'objectif ou du miroir est important, plus il permet de voir des détails.
La focale
Elle représente la distance entre l'objectif ou le miroir et le foyer. Elle permet de calculer le rapport d'ouverture d'un instrument.
Le rapport F/d (focale/distance)
Le rapport d'ouverture F/d se calcule en divisant la focale d'un instrument par le diamètre de son objectif ou de son miroir. S'il est inférieur à 10, alors l'instrument est lumineux et adapté à l'observation du ciel profond. S'il est supérieur à 10, il est plutôt adapté à l'observation planétaire.
Le grossissement maximum utile
Plus le grossissement d'un instrument est élevé et plus la luminosité se réduit, ainsi que le nombre de détails visibles. Le grossissement maximum utile est donc le meilleur compromis entre détails et grossissement. Il s'obtient en manipulant le diamètre de l'objectif ou du miroir par 2. pour un lunette de 60 mm, il est donc de 120 fois.
Le grossissement maximum réel
Il se calcule en divisant la focale de l'objectif par celle de l'oculaire. Il est donc de 35 fois pour une lunette de 700 mm de focale équipée d'un oculaire de 20 mm de focale (700/20=35). Plus il est fort, plus la luminosité est réduite. L'oculaire doit donc être choisi en fonction des observations et des conditions atmosphériques. Attention à la course du grossissement : mieux vaut une petite image nette qu'une grande image floue !
La magnitude limite accessible
C'est la valeur qui caractérise l'éclat d'un astre. Plus cet astre est pâle, plus le chiffre de sa magnitude est grand. L'oeil nu permet de discerner jusqu'à la magnitude 5 ; une lunette de 60 mm, la magnitude 11 ; un télescope de 200 mm, la magnitude 13,6 ; le télescope spatial Hubble... la magnitude 30 !
Le trépied
Cet élément doit être suffisamment lourd et rigide pour supporter l'instrument, en évitant de transmettre des vibrations gênantes pour l'observation.
La monture
La Terre fait un tour sur elle-même en 24 heures, entraînant le défilement de la voûte céleste. Observer avec un grossissement de 100 fois signifie donc que l'on multiplie par 100 ce mouvement apparent de la sphère céleste, rendant difficile le suivi de l'objet visé ! La monture permet de suivre plus facilement ce déplacement. Une monture azimutale permet d'orienter l'instrument verticalement et horizontalement, facilitant ainsi sa manipulation. Tandis que la monture équatoriale possède un axe supplémentaire permettant de suivre parfaitement le mouvement apparent du ciel, une fois l'instrument mis en station. Et la motorisation de celle-ci simplifie encore l'observation en faisant tourner l'instrument en même temps que l'objet pointé.